| Croyances Celtiques |
|
|
|
|
Partager
cliquez sur l'image pour l'agrandir *L'oppidum (pluriel oppida) est le nom donné par César aux villes celtiques qu'il trouva devant lui lors de la conquête de la Gaule. En archéologie, ce nom est maintenant utilisé pour tous les sites fortifiés du monde celtique, couvrant une superficie minimum de 15 ha et datés de la seconde moitié du IIe et du Ier siècle avant. J.-C. (La Tène finale). Ces agglomérations sont à la fois des centres économiques et politiques.
Selon eux, l'homme pour acquérir la sagesse, la connaissance, doit suivre une sorte d'initiation, comme les vivent les héros Celtes, passer par de multiples états de l'être, et donc par plusieurs vies. La vision ésotérique celte est représentée par trois cercles : Le cercle extérieur correpond au monde des Divinités, seul ceux-ci peuvent y vivre. C'est Keugant. Le cercle suivant, Abred, représente le monde de la mort. C'est notre vie sur terre. Le troisième cercle, Gwenwed, le monde blanc, est le cercle de la félicité, où l'homme, retrouvera le souvenir de ses nombreuses transmigrations. Il pourra alors être le guide des hommes errants en Abred. Cette vision synthétique du monde est représentée de façon tout à fait symbolique dans la description de la croix celte. La douzième Triade est représentative de cette vision du monde : Il y a donc trois phases nécessaires à toute existence Le commencement dans Annouim (l'abîme) La transmigration et l'évolution en Abred La plénitude en Gwenwed La vie s'éveille dans le règne Minéral, de la roche au métal, se développe dans le monde Végétal jusqu'a l'Instinct. Prend une conscience chez l'Animal, acquiert une Ame chez l'Homme qui devient alors responsable de ses actes et s'efforce de s'élever vers la spiritualité, en se dégageant de la Matière et de l'Instinct primitif. Le parcours de l'homme en Abred, par le biais de ses différentes transmigrations doit donc aboutir à ces trois raisons d'être : La nécessité de recueillir le fruit de chaque existance et de chaque état de vie. La nécessité d'apprendre pour connaitre toute chose. La nécessité de se créer la force morale afin de triompher de toute haine. - Quelques divinités: TARANIS : Le dieu du tonnerre et des forces cosmiques, il était symbolisé par la roue et la foudreCERNUNNOS : Dieu aux bois cerf, symbole de la fécondité terrienne, du renouveau des forces de la nature, on le représentait assis en tailleur, la tête couverte d'une double ramure de cerf. TEUTATES : Il revêt autant de formes qu'il existe de groupes humains, il a pu être simplement un nom de chef ou héros divinisé dans la tribu, ce qui expliquerait qu'on le trouve partout sous des noms et formes différents. Il est le protecteur de la tribu et symbolise le serment donné. LUG : Le polytechnicien. On le retrouve dans de nombreuses localités celtiques : Lugdunum (la citadelle de Lug : Lyon), Londres, Laon, Loudun... Lug est le dieu suprême du panthéon celte, on le trouve souvent accompagné d'un corbeau, il dirige aussi les arts et préside aux combats. La fête de Lughnasad lui était dédiée. SUCELLOS : Le dieu frappeur est toujours représenté sous l'aspect d'un homme d'âge mûr, barbu, tenant dans une main un maillet qui évoque le monde des morts et de l'autre un vase symbole de fertilité, il porte souvent le costume gaulois orné de symboles astraux et est accompagné d'un chien. BELENOS : Dieu de la lumière qui s'apparente à l'Apollon, la fête celtique de Beltaine lui était dédiée EPONA : C'était la déesse des chevaux ainsi que de ceux qui les montaient ou les soignaient. Elle est aussi déesse psychopompe et accompagne les mort dans leur voyage vers l'Autre-Monde. On la représente à cheval, accompagnée souvent d'un poulain et d'un petit chien. OGMIOS ou OGMA : Le Dieu du verbe qui lie, il invente l'écriture des Oghams ESUS: Il est représenté sous les traits d'un homme barbu, habillé d'un vêtement court, ou d'un bûcheron en train d'abattre un arbre avec une hache. Il est accompagné d'un taureau et de trois grues. DANA ou ANA: déesse de la Terre et de la Fertilité BRIGIT ou BELISAMA en Gaule: Elle était la triple protectrice des poètes, des médecins et des forgerons.
La religion Druidique est une religion païenne (le mot païen fut créé par les Chrétiens pour qualifier les religions polythéistes en particulier), il veut en réalité dire Paysan. Comme beaucoup de religions antiques, les Druides calquaient leur vie et leur fêtes aux cycles de la nature. Il étaient polythéistes, mais aussi panthéistes, leur sagesse passait par le respect de la Terre, la Mère, et de la Nature.Grands organisateurs de la société celte, les druides étaient vénérés et jouissaient d’une aura particulière. A la fois chefs du culte, professeurs et juges, leur place est incontournable dans la Gaule et tout le monde celtique. Le druide préfigure au destin du peuple. Le culte se construit autour de plusieurs rites. Attention, il subsiste encore de nos jours un courant dit neo-druidique qui diffère de ce qui prévalait à l’époque. Ainsi le druidisme tel qu’il se faisait en Gaule pratiquait des sacrifices d’animaux pour honorer les dieux. Les sacrifices humains étaient même parfois effectués, mais sans qu’il s’agisse d’une norme. Les druides pouvaient aussi choisir les prénoms des enfants à la naissance, comme cela se faisait en Irlande. De plus ils prédisaient l’avenir au moyen de présages. Tour à tour médecins et magiciens, ils soignaient les souffrances par des techniques traditionnelles à base de plantes. A cet égard, le chêne occupait un rôle central. On retrouve dans les textes une foison d’élixir pour soigner les maux, qu’il s’agisse de la mémoire, des blessures de guerre ou encore de ressusciter les morts. Parmi les pratiques magiques, les incantations n’étaient pas rares. Citons le « glam dicinn », une malédiction terrible censée entraîner la mort. Les éléments aussi participent à cette religion : l’eau par son pouvoir de lustration, le feu qui sert aux sacrifices ou à la purification des troupeaux, le vent qui a le pouvoir d’égarer ou d’anéantir, ou encore le brouillard qui permet de se déplacer de manière invisible. Il subsiste de beaux vestiges de la civilisation celte, comme Stonehenge, le site de Carnac ou le calendrier de Cligny, qui illustre les connaissances astronomiques de l’époque. Le calendrier soli-lunaire avait par exemple douze mois de 29 ou 30 jours. La Lune est appelée ‘Atenoux’. Quatre fêtes majeures rythmaient la vie celte, l’absence se traduisaient par le châtiment suprême : la mort. Par exemple ‘Samain’, le 1er novembre, signifiait le passage d’une année à l’autre, cette période est censée être propice aux communications avec l’Autre Monde. On notera que comme le nouvel an dans nos sociétés, cette fête est marquée par des beuveries générales.
![]() Les ovates ou devins étaient chargés de toute la partie matérielle du culte. C'étaient eux qui cherchaient la révélation de l'avenir dans les entrailles de la victime et en consultant le vol des oiseaux. Un Celte n'accomplissait aucun acte important sans recourir à la science divinatoire de l'ovate. Tant que le pouvoir des druides fut incontesté, les bardes furent les poètes sacrés appelés à toutes les cérémonies religieuses. Après que les chefs militaires se furent affranchis de la domination des prêtres, les bardes célébrèrent les puissants et les riches. De chantres des dieux et des héros, ils se firent les courtisans des humains. On les voyait à la table des grands payer, par leurs vers, le droit de s'y asseoir. Un d'eux arrive trop tard, quand Luern, le roi des Arvernes, remontait sur son char; le barde suit le char qui s'éloigne en déplorant sur une modulation grave et triste le sort du poète que l'heure a trompé. Luern charmé lui jette une poignée d'or. Aussitôt la rote s'anime, ses cordes vibrent avec un son joyeux, et le barde chante : « Ô roi, l'or germe sous les roues de ton char, la fortune et le bonheur tombent de tes mains. » Les connaissances issues du druidisme sont ténues, car leur tradition était essentiellement orale. En plus, seuls les initiés pouvaient bénéficier de leur enseignements. Plus généralement les druides étaient convaincus de l’immortalité de l’âme, après la mort le corps immatériel rejoignait le « Sidh », l’autre mode, situé à l’ouest sous la mer, lieu de villégiature des Dieux. |